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Comprendre les marchés financiers

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Comprendre les marchés financiers

Dans le cadre de la bourse pour les débutants, il est important de comprendre ce qu’est un marché financier. Un marché financier est un lieu, physique ou virtuel, où se rencontrent des offreurs et des demandeurs de capitaux. Les offreurs de capitaux sont ceux qui disposent d’une épargne qu’ils souhaitent placer, comme les ménages, les entreprises ou les États. De l’autre côté, les demandeurs de capitaux sont ceux qui ont besoin de financement pour réaliser des projets, tels que les entreprises, les collectivités publiques ou les États. Sur un marché financier, ces deux parties échangent des produits financiers, c’est-à-dire des titres qui représentent des droits sur des actifs ou des flux futurs, une notion fondamentale à saisir pour les débutants en bourse

Les bases des marchés financiers

Il existe différents types de marchés financiers, selon la nature des produits financiers qui y sont négociés. On distingue principalement :

  • Le marché monétaire, où s’échangent des titres à court terme (moins d’un an), comme les bons du Trésor ou les certificats de dépôt. Ce marché permet aux agents économiques de gérer leur trésorerie et de profiter des variations des taux d’intérêt.
  • Le marché obligataire, où s’échangent des titres à moyen ou long terme (plus d’un an), comme les obligations ou les emprunts d’État. Ce marché permet aux agents économiques de se financer sur le long terme et de diversifier leur portefeuille.
  • Le marché des actions, où s’échangent des titres représentant une part du capital d’une entreprise, comme les actions ou les parts sociales. Ce marché permet aux entreprises de se financer en faisant appel à l’épargne publique et aux investisseurs de participer aux bénéfices et à la croissance des entreprises.
  • Le marché des changes, où s’échangent des devises, c’est-à-dire des monnaies étrangères. Ce marché permet aux agents économiques d’effectuer des transactions internationales et de se couvrir contre le risque de change.
  • Le marché des dérivés, où s’échangent des produits financiers dont la valeur dépend d’un autre produit financier, appelé sous-jacent. Par exemple, une option est un produit dérivé qui donne le droit d’acheter ou de vendre un sous-jacent à un prix et à une date fixés à l’avance. Ce marché permet aux agents économiques de se protéger contre les fluctuations des prix ou de spéculer sur l’évolution des marchés.

Le rôle des marchés financiers dans l’économie

Les marchés financiers jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement de l’économie, car ils assurent la circulation des capitaux entre les agents économiques. Ils contribuent ainsi à :

  • Financer l’investissement, en permettant aux entreprises, aux collectivités publiques et aux États de lever des fonds auprès des épargnants.
  • Optimiser l’allocation des ressources, en orientant les capitaux vers les projets les plus rentables et les plus utiles pour la société.
  • Favoriser la croissance, en stimulant l’innovation, la compétitivité et la création de richesses.
  • Faciliter le commerce international, en permettant aux agents économiques d’échanger des biens et des services dans différentes monnaies.
  • Gérer les risques, en offrant aux agents économiques des instruments de couverture et de diversification.

Les marchés financiers sont donc indispensables au bon fonctionnement de l’économie, mais ils sont aussi soumis à des règles et à des contrôles, afin de garantir leur sécurité, leur transparence et leur efficacité.

Types de marchés financiers et leurs fonctions

Les marchés financiers sont des lieux où s’échangent des actifs financiers, c’est-à-dire des titres représentant des droits sur des biens, des revenus ou des créances. Ces actifs peuvent être émis par des entreprises, des États, des institutions ou des particuliers, et sont achetés et vendus par des investisseurs, des intermédiaires ou des spéculateurs. Les marchés financiers jouent un rôle essentiel dans l’économie, en permettant le financement des agents économiques, l’allocation des ressources, la gestion des risques et la transmission des informations.

Le marché primaire: lieu de création des titres

Le marché primaire est le marché où sont émis pour la première fois les actifs financiers. Il s’agit d’un marché du neuf, où les émetteurs des titres cherchent à lever des fonds auprès des investisseurs, en leur proposant des conditions de prix, de rendement et de durée. Le marché primaire permet ainsi aux entreprises de se financer par le biais du capital (actions) ou de l’endettement (obligations), aux États de financer leur déficit public (obligations d’État) ou aux particuliers de se financer par l’épargne (livrets, plans d’épargne…). Le marché primaire est souvent organisé par des intermédiaires financiers, tels que les banques ou les sociétés de bourse, qui assurent la promotion, la distribution et le placement des titres auprès des investisseurs.

Le marché secondaire: fluidité et évaluation des actifs

Le marché secondaire est le marché où s’échangent les actifs financiers déjà existants, c’est-à-dire ceux qui ont été émis sur le marché primaire. Il s’agit d’un marché de l’occasion, où les détenteurs des titres cherchent à les vendre ou à les acheter, en fonction de leurs besoins, de leurs anticipations ou de leurs stratégies. Le marché secondaire permet ainsi aux investisseurs de liquider leurs positions, c’est-à-dire de transformer leurs titres en argent, aux spéculateurs de réaliser des profits en exploitant les variations de prix, et aux émetteurs de connaître la valeur de marché de leurs titres. Le marché secondaire peut être organisé, comme les bourses de valeurs, où les transactions sont réglementées, transparentes et centralisées, ou de gré à gré, où les transactions sont négociées librement, de manière bilatérale et confidentielle, entre les parties.

Les différentes catégories d’actifs échangés

Les actifs financiers échangés sur les marchés financiers peuvent être regroupés en différentes catégories, selon leurs caractéristiques, leurs risques et leurs rendements. On distingue généralement trois grandes catégories d’actifs: les titres de participation, les titres de créance et les produits dérivés.

Les titres de participation : les actions

Les titres de participation sont des actifs financiers qui représentent une part du capital d’une entreprise. Les plus courants sont les actions, qui donnent à leurs détenteurs des droits sur les bénéfices (dividendes) et sur la gestion de l’entreprise (droit de vote). Les actions sont émises par les sociétés par actions, telles que les sociétés anonymes (SA) ou les sociétés par actions simplifiées (SAS). Les actions sont cotées sur les marchés boursiers, où leur prix varie en fonction de l’offre et de la demande, et reflète les anticipations des investisseurs sur la rentabilité et la croissance de l’entreprise. Les actions sont des actifs à risque, car leur rendement dépend des performances de l’entreprise et de l’évolution du marché, mais aussi des actifs à fort potentiel, car elles peuvent offrir des gains importants en cas de hausse du cours.

Les titres de créance : les obligations

Les titres de créance sont des actifs financiers qui représentent une dette contractée par un émetteur auprès d’un prêteur. Les plus courants sont les obligations, qui donnent à leurs détenteurs des droits sur des intérêts (coupons) et sur le remboursement du capital à une échéance déterminée. Les obligations peuvent être émises par des États, des collectivités locales, des organismes publics ou des entreprises privées, pour financer leurs besoins de trésorerie ou leurs investissements. Les obligations sont cotées sur les marchés obligataires, où leur prix varie en fonction de l’offre et de la demande, et reflète les anticipations des investisseurs sur la solvabilité de l’émetteur et sur l’évolution des taux d’intérêt. Les obligations sont des actifs moins risqués que les actions, car leur rendement est généralement fixe et garanti, mais aussi des actifs moins rémunérateurs, car ils offrent des gains limités en cas de baisse des taux.

Les produits dérivés : options, futures et plus

Les produits dérivés sont des actifs financiers dont la valeur dépend de celle d’un autre actif, appelé actif sous-jacent. Les plus courants sont les options, les futures, les swaps et les warrants. Les produits dérivés sont utilisés par les investisseurs pour se couvrir contre les risques liés aux fluctuations du prix ou du taux de l’actif sous-jacent, ou pour spéculer sur ces fluctuations en bénéficiant d’un effet de levier. Les produits dérivés peuvent être négociés sur des marchés organisés, comme les marchés à terme ou les marchés d’options, où les contrats sont standardisés, transparents et garantis, ou sur des marchés de gré à gré, où les contrats sont personnalisés, confidentiels et soumis au risque de contrepartie. Les produits dérivés sont des actifs très risqués, car leur valeur peut varier fortement et rapidement en fonction de l’évolution du marché, mais aussi des actifs très réactifs, car ils permettent de profiter des opportunités de marché avec un faible investissement initial.

Fonctionnement des marchés financiers

Les marchés financiers sont des lieux où s’échangent des actifs financiers, c’est-à-dire des titres représentant des droits sur des biens, des revenus ou des créances. Ces actifs peuvent être émis par des entreprises, des États, des institutions ou des particuliers, et sont achetés et vendus par des investisseurs, des intermédiaires ou des spéculateurs. Les marchés financiers jouent un rôle essentiel dans l’économie, en permettant le financement des agents économiques, l’allocation des ressources, la gestion des risques et la transmission des informations.

Comment se forment les prix sur les marchés financiers?

Le prix d’un actif financier est le résultat de la confrontation entre l’offre et la demande sur le marché. L’offre représente la quantité d’un actif que les vendeurs sont prêts à céder à un prix donné. La demande représente la quantité d’un actif que les acheteurs sont prêts à acquérir à un prix donné. Le prix d’équilibre est le prix qui égalise l’offre et la demande, c’est-à-dire le prix qui permet de réaliser toutes les transactions possibles sans excédent ni pénurie. Le prix d’équilibre varie en fonction des conditions du marché, c’est-à-dire des facteurs qui influencent l’offre et la demande.

La loi de l’offre et de la demande

La loi de l’offre et de la demande est une théorie qui explique l’interaction entre les vendeurs d’une ressource et les acheteurs de cette ressource. La théorie définit comment la relation entre la disponibilité d’un produit particulier et le désir (ou la demande) pour ce produit influence son prix. La loi de l’offre et de la demande repose sur deux principes:

  • L’offre est une fonction croissante du prix: plus le prix est élevé, plus les vendeurs sont incités à offrir davantage d’un actif, car ils peuvent en tirer un meilleur profit.
  • La demande est une fonction décroissante du prix: plus le prix est élevé, moins les acheteurs sont disposés à demander d’un actif, car ils doivent y consacrer une part plus importante de leur budget.

La loi de l’offre et de la demande peut être représentée graphiquement par deux courbes qui se coupent en un point d’équilibre. La courbe d’offre est ascendante, car elle traduit la relation positive entre le prix et la quantité offerte. La courbe de demande est descendante, car elle traduit la relation négative entre le prix et la quantité demandée. Le point d’équilibre correspond au prix et à la quantité qui égalisent l’offre et la demande.

L’importance de la liquidité sur les marchés

La liquidité sur le marché décrit la facilité et la rapidité auxquelles un actif peut être acheté ou vendu sans la nécessité pour les acheteurs et les vendeurs de faire des compromis sur les prix et les quantités. La liquidité est un élément clé du fonctionnement d’un marché financier, car elle détermine la rapidité avec laquelle les transactions peuvent être exécutées au prix souhaité. Plus un marché est liquide, plus il est aisé, rapide et peu coûteux d’y réaliser des transactions importantes.

La liquidité d’un marché dépend du nombre et de la diversité des participants, du volume et de la fréquence des transactions, de la transparence et de la régulation du marché, ainsi que de la nature et de la qualité des actifs échangés. Certains marchés sont plus liquides que d’autres. Par exemple, le marché des changes est considéré comme le marché le plus liquide au monde, car il implique des devises qui sont facilement convertibles et qui sont échangées à toute heure du jour et de la nuit. A l’inverse, le marché immobilier est un marché peu liquide, car il implique des biens qui sont difficiles à évaluer et à transférer, et qui sont soumis à des contraintes juridiques et fiscales.

La liquidité d’un marché a des conséquences sur les prix, les rendements et les risques des actifs financiers. En effet, un marché liquide permet de réduire le coût de transaction, d’améliorer l’efficience informationnelle, de favoriser la diversification et la couverture, et de limiter le risque de liquidité. Le risque de liquidité est le risque de ne pas pouvoir vendre ou acheter un actif rapidement sans subir une perte importante. Ce risque peut être lié à la faible liquidité du marché, à la faible liquidité de l’actif, ou à une crise de liquidité. Une crise de liquidité se produit lorsque la confiance des agents économiques se dégrade, entraînant une chute de la demande et une hausse des taux d’intérêt. Une crise de liquidité peut se propager à d’autres marchés et provoquer une crise financière.

Acteurs principaux des marchés financiers

Les marchés financiers sont des lieux où s’échangent des actifs financiers, c’est-à-dire des titres représentant des droits sur des biens, des revenus ou des créances. Ces actifs peuvent être émis par des entreprises, des États, des institutions ou des particuliers, et sont achetés et vendus par des investisseurs, des intermédiaires ou des spéculateurs. Les marchés financiers jouent un rôle essentiel dans l’économie, en permettant le financement des agents économiques, l’allocation des ressources, la gestion des risques et la transmission des informations.

Les investisseurs institutionnels et leurs impacts

Les investisseurs institutionnels sont des organismes collecteurs d’épargne dont les engagements et/ou les actifs sont régis par un texte législatif ou réglementaire. Les rendements tirés de leurs investissements leur permettent de couvrir leurs engagements à moyen ou long terme. Les investisseurs institutionnels se distinguent donc des entreprises (financières ou non financières) qui peuvent détenir pour leur propre compte différents types d’actifs financiers à titre d’investissement ou de placement. Les actifs gérés par les investisseurs institutionnels sont généralement très importants (de l’ordre du milliard d’euros), d’où leur surnom de « grands investisseurs » .Parmi les principales familles d’investisseurs institutionnels, on peut citer :- Les fonds de pension, qui ont pour vocation le financement des retraites par capitalisation. Les salariés épargnent sur ces fonds pour leur retraite. Ils ont donc un fort essor dans les pays dont le système de retraite se fait par capitalisation, comme les États-Unis ou le Royaume-Uni.- Les compagnies d’assurance, qui proposent des contrats d’assurance-vie, d’assurance-dommage ou de réassurance. Elles collectent des primes auprès de leurs assurés et les placent sur les marchés financiers pour faire face à leurs engagements futurs. Elles sont particulièrement présentes dans les pays où l’assurance-vie est un produit d’épargne privilégié, comme la France ou le Japon.- Les organismes de placement collectif (OPC), qui regroupent les fonds d’investissement, les sociétés d’investissement à capital variable (SICAV) et les fonds communs de placement (FCP). Ils permettent aux épargnants de diversifier leur portefeuille en investissant dans des paniers de titres gérés par des professionnels. Ils sont très répandus dans les pays où les marchés boursiers sont développés, comme les États-Unis ou le Royaume-Uni.Les investisseurs institutionnels ont un impact majeur sur les marchés financiers, car ils influencent la demande, l’offre, le prix et la liquidité des actifs financiers. Ils peuvent également jouer un rôle de régulation, de supervision ou de conseil auprès des émetteurs ou des autorités de contrôle. Par ailleurs, ils sont soumis à des règles prudentielles, fiscales ou éthiques qui encadrent leurs activités et leurs choix d’investissement.

Les banques et les intermédiaires financiers

Les banques et les intermédiaires financiers sont des acteurs qui facilitent les transactions entre les agents économiques sur les marchés financiers. Ils assurent la fonction d’intermédiation financière, c’est-à-dire qu’ils transforment les caractéristiques des actifs financiers pour les adapter aux besoins des prêteurs et des emprunteurs. Ils contribuent ainsi à la fluidité, à l’efficience et à la stabilité des marchés financiers.Parmi les principaux types de banques et d’intermédiaires financiers, on peut distinguer :- Les banques de dépôt ou banques commerciales, qui reçoivent les dépôts des clients (comptes courants et comptes d’épargne) et leur octroient des crédits (prêts à la consommation, crédits immobiliers, crédits aux entreprises…). Elles fournissent également des moyens de paiement (espèces, chèques, cartes bancaires, virements et prélèvements) et des services financiers (gestion de patrimoine, conseil, assurance…).- Les banques d’investissement ou banques d’affaires, qui interviennent sur les marchés financiers pour le compte de leurs clients (entreprises, États, institutions) ou pour leur propre compte. Elles réalisent des opérations de financement (émission et placement de titres), de fusions-acquisitions, de gestion d’actifs, de courtage, de trading, de gestion des risques, etc.- Les sociétés de bourse ou courtiers, qui mettent en relation les acheteurs et les vendeurs de titres sur les marchés financiers. Elles exécutent les ordres de leurs clients, leur fournissent des informations et des conseils, et perçoivent des commissions sur les transactions.- Les sociétés de gestion ou gestionnaires d’actifs, qui gèrent le portefeuille de titres de leurs clients, qu’il s’agisse de particuliers, d’entreprises ou d’investisseurs institutionnels. Elles définissent la stratégie d’investissement, sélectionnent les actifs, évaluent les performances et rendent compte de leur gestion.Les banques et les intermédiaires financiers sont soumis à une réglementation et à un contrôle spécifiques, qui visent à garantir leur solvabilité, leur liquidité, leur transparence et leur sécurité. Ils doivent respecter des ratios prudentiels, des règles de bonne conduite, des obligations d’information et de reporting, et se conformer aux normes internationales (Bâle III, MIFID II, etc.).

Les entreprises émettrices de titres

Les entreprises émettrices de titres sont des agents économiques qui ont recours aux marchés financiers pour se financer, c’est-à-dire pour obtenir des ressources nécessaires à leurs activités, à leurs investissements ou à leur développement. Elles peuvent émettre différents types de titres, selon leur nature, leur taille, leur secteur ou leur stratégie.Parmi les principaux types de titres émis par les entreprises, on peut citer :- Les titres de participation, qui représentent une part du capital d’une entreprise. Les plus courants sont les actions, qui donnent à leurs détenteurs des droits sur les bénéfices (dividendes) et sur la gestion de l’entreprise (droit de vote). Les actions sont émises par les sociétés par actions, telles que les sociétés anonymes (SA) ou les sociétés par actions simplifiées (SAS). Les actions sont cotées sur les marchés boursiers, où leur prix varie en fonction de l’offre et de la demande, et reflète les anticipations des investisseurs sur la rentabilité et la croissance de l’entreprise. Les actions sont des actifs à risque, car leur rendement dépend des performances de l’entreprise et de l’évolution du marché, mais aussi des actifs à fort potentiel, car elles peuvent offrir des gains importants en cas de hausse du cours.- Les titres de créance, qui représentent une dette contractée par une entreprise auprès d’un prêteur. Les plus courants sont les obligations, qui donnent à leurs détenteurs des droits sur des intérêts (coupons) et sur le remboursement du capital à une échéance déterminée. Les obligations peuvent être émises par des entreprises privées, des organismes publics ou des États, pour financer leurs besoins de trésorerie ou leurs investissements. Les obligations sont cotées sur les marchés obligataires, où leur prix varie en fonction de l’offre et de la demande, et reflète les anticipations des investisseurs sur la solvabilité de l’émetteur et sur l’évolution des taux d’intérêt. Les obligations sont des actifs moins risqués que les actions, car leur rendement est généralement fixe et garanti, mais aussi des actifs moins rémunérateurs, car ils offrent des gains limités en cas de baisse des taux.- Les produits dérivés, qui sont des actifs financiers dont la valeur dépend de celle d’un autre actif,appelé actif sous-jacent. Les plus courants sont les options, les futures, les swaps et les warrants. Les produits dérivés sont utilisés par les entreprises pour se couvrir contre les risques liés aux fluctuations du prix ou du taux de l’actif sous-jacent, ou pour spéculer sur ces fluctuations en bénéficiant d’un effet de levier. Les produits dérivés peuvent être négociés sur des marchés organisés, comme les marchés à terme ou les marchés d’options, où les contrats sont standardisés, transparents et garantis, ou sur des marchés de gré à gré, où les contrats sont personnalisés, confidentiels et soumis au risque de contrepartie. Les produits dérivés sont des actifs très risqués, car leur valeur peut varier fortement et rapidement en fonction de l’évolution du marché, mais aussi des actifs très réactifs, car ils permettent de profiter des opportunités de marché avec un faible investissement initial.Les entreprises émettrices de titres sont soumises à des obligations légales et réglementaires, qui visent à protéger les intérêts des investisseurs, à assurer la transparence et la fiabilité des informations financières, et à prévenir les abus de marché. Elles doivent respecter des normes comptables, des règles de gouvernance, des obligations de communication et de publication, et se conformer aux autorités de contrôle et de régulation.

Le rôle des régulateurs et des autorités de contrôle

Les régulateurs et les autorités de contrôle sont des organismes publics ou indépendants qui ont pour mission de veiller au bon fonctionnement, à la stabilité et à l’intégrité des marchés financiers. Ils ont des pouvoirs de réglementation, de supervision, de sanction et de médiation, qui leur permettent de définir les règles du jeu, de contrôler le respect de ces règles, de sanctionner les manquements et de résoudre les litiges. Ils ont également un rôle de prévention, d’alerte et de gestion des crises financières.Parmi les principaux régulateurs et autorités de contrôle des marchés financiers, on peut citer :- L’Autorité des marchés financiers (AMF), qui est le régulateur des marchés financiers en France. Elle a pour objectifs de protéger l’épargne investie dans les produits financiers, de veiller à l’information des investisseurs et au bon fonctionnement des marchés, et de réguler les acteurs et les produits financiers.- L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), qui est le superviseur des banques et des assurances en France. Elle a pour missions de préserver la stabilité du système financier, de protéger les clients des établissements financiers, et de contribuer à la résolution des crises bancaires et assurantielles.- L’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF), qui est le régulateur des marchés financiers au niveau européen. Elle a pour objectifs de renforcer la protection des investisseurs, de promouvoir une régulation harmonisée, de contribuer à la stabilité financière, et de favoriser la coopération entre les autorités nationales.- Le Comité de Bâle, qui est un forum international qui réunit les autorités de supervision bancaire de 28 pays. Il a pour but de renforcer la réglementation prudentielle des banques, de promouvoir la convergence des normes, et de prévenir les risques systémiques.Les régulateurs et les autorités de contrôle sont des acteurs essentiels des marchés financiers, car ils garantissent leur sécurité, leur transparence et leur efficacité. Ils contribuent ainsi à la confiance des agents économiques, à la croissance de l’économie et à la prévention des crises financières.

Risques et sécurité sur les marchés financiers

Les marchés financiers sont des lieux où s’échangent des actifs financiers, c’est-à-dire des titres représentant des droits sur des biens, des revenus ou des créances. Ces actifs peuvent être émis par des entreprises, des États, des institutions ou des particuliers, et sont achetés et vendus par des investisseurs, des intermédiaires ou des spéculateurs. Les marchés financiers jouent un rôle essentiel dans l’économie, en permettant le financement des agents économiques, l’allocation des ressources, la gestion des risques et la transmission des informations.

Les risques inhérents aux marchés financiers

Investir sur les marchés financiers comporte des risques, qui peuvent entraîner des pertes plus ou moins importantes pour les investisseurs. Ces risques peuvent être de différentes natures, selon les caractéristiques des actifs financiers, les conditions du marché, les comportements des agents économiques ou les événements imprévus. Parmi les principaux risques auxquels sont exposés les investisseurs, on peut citer :

  • Le risque de marché, qui est le risque de perte qui peut résulter des fluctuations des prix des instruments financiers qui composent un portefeuille. Le risque peut porter sur le cours des actions, les taux d’intérêt, les taux de change, les cours de matières premières, etc.
  • Le risque de liquidité, qui est le risque de ne pas pouvoir vendre ou acheter un actif rapidement sans subir une perte importante. Ce risque peut être lié à la faible liquidité du marché, à la faible liquidité de l’actif, ou à une crise de liquidité.
  • Le risque de crédit, qui est le risque de non-remboursement ou de défaut de paiement de la part de l’émetteur ou du débiteur d’un actif financier. Ce risque peut affecter les titres de créance, comme les obligations, ou les produits dérivés, comme les swaps.
  • Le risque de contrepartie, qui est le risque que l’une des parties à une transaction financière ne respecte pas ses obligations contractuelles. Ce risque peut concerner les produits dérivés négociés de gré à gré, comme les options, ou les opérations de prêt-emprunt de titres.
  • Le risque opérationnel, qui est le risque de perte lié à une défaillance humaine, technique, organisationnelle ou juridique dans le fonctionnement d’un établissement financier ou d’un marché financier. Ce risque peut être causé par une erreur, une fraude, une panne, un incendie, une cyberattaque, etc.
  • Le risque systémique, qui est le risque de propagation d’une crise financière à l’ensemble du système financier et à l’économie réelle. Ce risque peut être déclenché par la faillite d’un acteur majeur, par une rupture de confiance généralisée, par une contagion entre les marchés, etc.

Mesures de protection pour les investisseurs

Pour faire face aux risques inhérents aux marchés financiers, les investisseurs peuvent recourir à des mesures de protection, qui visent à limiter leur exposition, à réduire leur perte potentielle ou à se prémunir contre les aléas. Parmi les principales mesures de protection pour les investisseurs, on peut mentionner :

  • La diversification, qui consiste à répartir son portefeuille entre différents types d’actifs, de secteurs, de zones géographiques, etc. La diversification permet de réduire le risque spécifique lié à un actif ou à un marché, et de bénéficier des opportunités offertes par la variété des sources de rendement.
  • La couverture, qui consiste à utiliser des produits dérivés pour se protéger contre les variations du prix ou du taux d’un actif sous-jacent. La couverture permet de compenser les pertes subies sur le marché au comptant par des gains réalisés sur le marché dérivé, ou inversement.
  • Le stop-loss, qui consiste à fixer à l’avance le niveau de perte maximal que l’on est prêt à accepter sur un actif ou sur un portefeuille. Le stop-loss permet de limiter les pertes en cas de baisse du marché, en déclenchant automatiquement la vente de l’actif lorsque le seuil fixé est atteint.
  • La garantie, qui consiste à bénéficier d’un mécanisme de protection qui assure le remboursement total ou partiel du capital investi en cas de défaillance de l’émetteur ou du distributeur d’un actif financier. La garantie peut être fournie par un organisme public ou privé, comme le Fonds canadien de protection des investisseurs ou l’Autorité des marchés financiers .

En plus de ces mesures de protection, les investisseurs peuvent également se renseigner sur les caractéristiques, les risques et les performances des actifs financiers qu’ils envisagent d’acquérir, en consultant les documents d’information fournis par les émetteurs ou les distributeurs, ou en recourant aux conseils de professionnels qualifiés.

Évolution et tendances des marchés financiers en 2023

Les marchés financiers sont des lieux où s’échangent des actifs financiers, c’est-à-dire des titres représentant des droits sur des biens, des revenus ou des créances. Ces actifs peuvent être émis par des entreprises, des États, des institutions ou des particuliers, et sont achetés et vendus par des investisseurs, des intermédiaires ou des spéculateurs. Les marchés financiers jouent un rôle essentiel dans l’économie, en permettant le financement des agents économiques, l’allocation des ressources, la gestion des risques et la transmission des informations.

Impact de la technologie et de la digitalisation

La technologie et la digitalisation sont des facteurs clés de transformation des marchés financiers, qui offrent des opportunités mais aussi des défis pour les acteurs du secteur. La technologie permet de créer des marchés financiers plus efficaces, plus transparents et plus sûrs, grâce à l’innovation, à l’automatisation, à la dématérialisation et à la sécurisation des transactions. La digitalisation permet de rendre les services financiers plus accessibles, plus diversifiés et plus personnalisés, grâce à l’utilisation des données, des réseaux, des plateformes et des applications.

Les exemples de l’impact de la technologie et de la digitalisation sur les marchés financiers sont nombreux et variés. On peut citer, entre autres :

  • Les fintech, qui sont des entreprises qui utilisent les technologies de l’information et de la communication pour proposer des solutions financières innovantes, telles que les paiements mobiles, le financement participatif, le robo-advisory, etc.
  • La finance décentralisée, qui est un système financier basé sur la blockchain et les crypto-actifs, qui fonctionne sans intermédiaire centralisé, et qui offre des services financiers tels que le prêt, l’échange, l’assurance, etc.
  • L’intelligence artificielle, qui est la capacité des machines à réaliser des tâches qui nécessitent de l’intelligence humaine, et qui peut être utilisée pour l’analyse des données, la détection des fraudes, la gestion des risques, le conseil financier, etc.
  • Le big data, qui est l’ensemble des données massives et variées générées par les activités humaines et numériques, et qui peut être exploité pour améliorer la connaissance des marchés, des clients, des produits, etc.
  • Le cloud computing, qui est la fourniture de services informatiques à la demande via internet, et qui permet de réduire les coûts, d’augmenter la flexibilité, d’améliorer la performance et la sécurité des systèmes d’information.

Toutefois, la technologie et la digitalisation présentent également des risques et des limites pour les marchés financiers, qui nécessitent une adaptation des réglementations, des supervisions et des compétences. Parmi ces risques et limites, on peut mentionner :

  • Le risque cybernétique, qui est le risque de perte ou de dommage causé par des attaques informatiques malveillantes, qui peuvent affecter la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité des données et des systèmes.
  • Le risque de fragmentation, qui est le risque de division des marchés financiers en fonction des régions, des technologies, des normes ou des acteurs, qui peut réduire l’efficience, la liquidité et la stabilité des marchés.
  • Le risque de désintermédiation, qui est le risque de réduction du rôle des intermédiaires financiers traditionnels, qui peuvent perdre des parts de marché, des revenus ou des informations au profit des nouveaux acteurs ou des plateformes.
  • Le risque de discrimination, qui est le risque de traitement inégal ou injuste des clients ou des employés en fonction de leurs caractéristiques personnelles ou de leurs comportements, qui peut être lié à l’utilisation abusive ou biaisée des données ou des algorithmes.
  • Le risque d’exclusion, qui est le risque de non-accès ou de non-adaptation aux services financiers numériques, qui peut être lié à des facteurs tels que le manque d’infrastructures, de compétences, de confiance ou de protection.

Les grandes tendances économiques et leur influence

Les marchés financiers sont également influencés par les grandes tendances économiques qui affectent la croissance, l’inflation, les taux d’intérêt, les taux de change, les prix des matières premières, etc. Ces tendances peuvent être liées à des facteurs conjoncturels, tels que la pandémie de COVID-19, la guerre en Ukraine, la politique monétaire des banques centrales, etc., ou à des facteurs structurels, tels que le vieillissement de la population, le changement climatique, la démondialisation, etc.

Selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI), la croissance mondiale devrait ralentir, passant de 3,5 % en 2022 à 3,0 % en 2023 et 2,9 % en 2024, soit bien moins que la moyenne historique (2000–19) de 3,8 %. Dans les pays avancés, on attend un ralentissement, la croissance passant de 2,6 % en 2022 à 1,5 % en 2023 puis à 1,4 % en 2024 alors que les effets du durcissement de la politique monétaire commencent à se faire sentir. Les pays émergents et les pays en développement devraient voir leur croissance reculer légèrement, de 4,1 % en 2022 à 4,0 % en 2023 et 2024 .

L’inflation mondiale devrait régulièrement reculer, de 8,7 % en 2022 à 6,9 % en 2023, puis à 5,8 % en 2024, en raison du resserrement de la politique monétaire facilité par une baisse des cours internationaux des produits de base. L’inflation hors énergie et alimentation devrait diminuer plus progressivement, et globalement l’inflation ne devrait pas retrouver sa valeur cible avant 2025 dans la plupart des pays .

Les taux d’intérêt devraient augmenter dans les pays avancés, en particulier aux États-Unis, où la Réserve fédérale a commencé à réduire ses achats d’actifs et devrait relever son taux directeur en 2023. Les taux d’intérêt devraient rester bas dans les pays émergents et les pays en développement, où les banques centrales ont moins de marge de manœuvre pour lutter contre l’inflation et soutenir la croissance .

Les taux de change devraient refléter les divergences de politique monétaire et de croissance entre les régions. Le dollar américain devrait s’apprécier par rapport aux autres monnaies, en particulier l’euro et le yen, qui devraient se déprécier. Les monnaies des pays émergents et des pays en développement devraient rester sous pression, en raison des sorties de capitaux, de la faiblesse des termes de l’échange et des tensions géopolitiques .

Les prix des matières premières devraient baisser, après avoir atteint des niveaux élevés en 2022, en raison de la demande soutenue, de l’offre limitée et des perturbations liées à la pandémie. Les prix du pétrole devraient reculer de 86 dollars le baril en 2022 à 72 dollars en 2023 et 68 dollars en 2024, en raison de l’augmentation de la production de l’OPEP+ et de la baisse de la demande. Les prix des métaux devraient diminuer de 23 % en 2023 et de 9 % en 2024, en raison du ralentissement de la croissance en Chine et de la normalisation de l’offre. Les prix des produits alimentaires devraient se stabiliseren 2023 et 2024, après avoir augmenté de 14 % en 2022, en raison de la reprise de la production et du commerce

Les tendances économiques ont une influence sur les marchés financiers, car elles affectent les anticipations, les comportements et les décisions des agents économiques. Elles peuvent créer des opportunités ou des risques pour les investisseurs, selon leur profil, leur horizon et leur stratégie. Elles peuvent également avoir des conséquences sur la stabilité financière, en cas de chocs, de déséquilibres ou de crises.

Comment investir sur les marchés financiers ?

Les marchés financiers sont des lieux où s’échangent des actifs financiers, c’est-à-dire des titres représentant des droits sur des biens, des revenus ou des créances. Ces actifs peuvent être émis par des entreprises, des États, des institutions ou des particuliers, et sont achetés et vendus par des investisseurs, des intermédiaires ou des spéculateurs. Les marchés financiers jouent un rôle essentiel dans l’économie, en permettant le financement des agents économiques, l’allocation des ressources, la gestion des risques et la transmission des informations.

Stratégies d’investissement pour débutants

Investir sur les marchés financiers peut être une source de rendement, mais aussi de risque. Il est donc important de définir ses objectifs, son profil et sa stratégie avant de se lancer. Voici quelques conseils pour les débutants qui souhaitent investir sur les marchés financiers :- Se former et s’informer : il est essentiel de se familiariser avec les concepts, les produits, les acteurs et les règles des marchés financiers, ainsi que de suivre l’actualité économique et financière, qui peut avoir un impact sur les cours des actifs. Il existe de nombreuses sources d’information et de formation, comme les livres, les sites web, les podcasts, les webinaires, etc.- Définir son horizon de placement : il s’agit de la durée pendant laquelle on souhaite investir, qui peut aller de quelques heures à plusieurs années. L’horizon de placement détermine le degré de liquidité, de risque et de rendement des actifs choisis. En général, plus l’horizon est long, plus on peut investir dans des actifs volatils et potentiellement rentables, comme les actions. À l’inverse, plus l’horizon est court, plus on privilégie des actifs stables et peu rémunérateurs, comme les obligations ou les liquidités.- Déterminer son profil de risque : il s’agit de la capacité et de la volonté à accepter des fluctuations de la valeur de son portefeuille. Le profil de risque dépend de la situation financière, des objectifs et de la personnalité de l’investisseur. En général, plus on est jeune, plus on dispose de revenus et d’épargne, plus on a des objectifs ambitieux, plus on peut se permettre de prendre des risques. À l’inverse, plus on est âgé, plus on a des charges et des dettes, plus on a des objectifs modestes, plus on doit être prudent.- Choisir sa stratégie d’investissement : il s’agit du plan qui définit les actifs à acheter, la proportion à allouer à chaque actif, le moment et les conditions d’achat et de vente, etc. Il existe de nombreuses stratégies d’investissement, qui peuvent être classées en deux grandes catégories : l’investissement passif et l’investissement actif. L’investissement passif consiste à répliquer la performance d’un indice de référence, comme le CAC 40 ou le S&P 500, en achetant des fonds indiciels ou des ETF (Exchange Traded Funds). Cette stratégie est simple, peu coûteuse et efficace à long terme. L’investissement actif consiste à sélectionner des actifs qui ont un potentiel de surperformance par rapport à un indice de référence, en utilisant des critères fondamentaux, techniques, comportementaux, etc. Cette stratégie est plus complexe, plus coûteuse et plus risquée, mais peut offrir des rendements supérieurs à court ou moyen terme.

L’importance de la diversification du portefeuille

La diversification du portefeuille est une technique qui consiste à combiner différents actifs pour réduire le risque global du portefeuille d’investissement. Elle peut contribuer à atténuer les risques et la volatilité en répartissant les éventuelles fluctuations de prix dans les deux sens sur différents actifs .La diversification du portefeuille repose sur le principe que les actifs ne sont pas parfaitement corrélés entre eux, c’est-à-dire qu’ils ne réagissent pas de la même manière aux mêmes événements. Ainsi, si un actif subit une baisse, il peut être compensé par un autre actif qui connaît une hausse, ou qui reste stable. De cette façon, le portefeuille peut avoir un rendement plus régulier et plus proche de sa moyenne, sans subir de fortes variations.La diversification du portefeuille peut se faire selon plusieurs critères, comme :- La nature des actifs : il s’agit de répartir son portefeuille entre différentes catégories d’actifs, comme les actions, les obligations, les matières premières, les liquidités, etc. Chaque catégorie d’actifs a ses propres caractéristiques, ses propres sources de rendement et ses propres facteurs de risque. En général, les actions sont plus volatiles et plus rentables que les obligations, qui sont plus stables et moins rémunératrices. Les matières premières sont sensibles à l’offre et à la demande, ainsi qu’aux événements géopolitiques. Les liquidités sont peu risquées, mais peu rentables.- Le secteur d’activité : il s’agit de répartir son portefeuille entre différents secteurs économiques, comme la santé, la technologie, l’énergie, la finance, etc. Chaque secteur a ses propres dynamiques, ses propres opportunités et ses propres défis. Certains secteurs sont plus cycliques, c’est-à-dire qu’ils dépendent de la conjoncture économique, comme l’automobile ou le tourisme. D’autres secteurs sont plus défensifs, c’est-à-dire qu’ils résistent mieux aux crises, comme la consommation de base ou les services publics.- La zone géographique : il s’agit de répartir son portefeuille entre différentes régions du monde, comme l’Europe, les États-Unis, l’Asie, l’Amérique latine, etc. Chaque région a ses propres spécificités, ses propres perspectives et ses propres risques. Certaines régions sont plus développées, plus stables et plus matures, comme l’Europe ou les États-Unis. D’autres régions sont plus émergentes, plus dynamiques et plus incertaines, comme l’Asie ou l’Amérique latine.- La capitalisation boursière : il s’agit de répartir son portefeuille entre différentes tailles d’entreprises, mesurées par leur valeur de marché, comme les grandes, les moyennes ou les petites capitalisations. Chaque taille d’entreprise a ses propres atouts, ses propres faiblesses et ses propres opportunités. Les grandes capitalisations sont plus solides, plus diversifiées et plus liquides, mais aussi plus chères et plus exposées à la concurrence. Les petites capitalisations sont plus fragiles, plus spécialisées et moins liquides, mais aussi plus abordables et plus innovantes.La diversification du portefeuille est une stratégie qui permet de réduire le risque sans sacrifier le rendement. Elle permet de profiter des opportunités offertes par les différents actifs, secteurs, régions et tailles d’entreprises, tout en se protégeant des aléas et des crises. Elle nécessite toutefois une bonne connaissance des marchés financiers, une analyse rigoureuse des actifs et une adaptation permanente aux évolutions du contexte.

Conclusion

Dans cet article, nous avons présenté les marchés financiers, leur définition, leur rôle, leur fonctionnement, leur évolution et leurs tendances. Nous avons également donné des conseils pour investir sur les marchés financiers, en fonction de son profil, de son horizon et de sa stratégie. Nous allons maintenant synthétiser les points clés de notre analyse et évoquer les perspectives d’avenir pour les marchés financiers.

Synthèse de l’importance des marchés financiers

Les marchés financiers sont des lieux où s’échangent des actifs financiers, c’est-à-dire des titres représentant des droits sur des biens, des revenus ou des créances. Ces actifs peuvent être émis par des entreprises, des États, des institutions ou des particuliers, et sont achetés et vendus par des investisseurs, des intermédiaires ou des spéculateurs. Les marchés financiers jouent un rôle essentiel dans l’économie, en permettant le financement des agents économiques, l’allocation des ressources, la gestion des risques et la transmission des informations .

Les marchés financiers se composent de différents segments, selon la nature, le secteur, la zone géographique et la capitalisation des actifs échangés. On distingue notamment le marché des actions, le marché des obligations, le marché monétaire, le marché des dérivés et le marché des devises. Chaque marché a ses propres caractéristiques, ses propres sources de rendement et ses propres facteurs de risque. Les marchés financiers peuvent être organisés ou de gré à gré, selon le degré de standardisation, de transparence et de garantie des transactions .

Les marchés financiers sont influencés par de nombreux facteurs, qui peuvent être de nature conjoncturelle ou structurelle. Parmi les facteurs conjoncturels, on peut citer la croissance économique, l’inflation, les taux d’intérêt, les taux de change, les prix des matières premières, la politique monétaire, la politique budgétaire, la politique commerciale, la géopolitique, etc. Parmi les facteurs structurels, on peut citer la technologie, la digitalisation, la démographie, le changement climatique, la démondialisation, la réglementation, etc. Ces facteurs peuvent avoir des effets positifs ou négatifs sur les marchés financiers, selon leur ampleur, leur durée et leur anticipation .

Les marchés financiers offrent des opportunités mais aussi des défis pour les investisseurs, qui doivent définir leurs objectifs, leur profil et leur stratégie avant de se lancer. Les investisseurs peuvent opter pour une stratégie passive ou active, selon qu’ils souhaitent répliquer ou surperformer un indice de référence. Ils peuvent également recourir à des mesures de protection, comme la diversification, la couverture, le stop-loss ou la garantie, pour limiter leur exposition, réduire leur perte potentielle ou se prémunir contre les aléas. Les investisseurs doivent également se renseigner sur les caractéristiques, les risques et les performances des actifs financiers qu’ils envisagent d’acquérir, en consultant les documents d’information fournis par les émetteurs ou les distributeurs, ou en recourant aux conseils de professionnels qualifiés .

Perspectives d’avenir pour les marchés financiers

Les marchés financiers sont en constante évolution, et il est difficile de prévoir avec certitude leur comportement futur. Toutefois, il est possible de se baser sur les tendances actuelles et les scénarios possibles pour esquisser quelques perspectives d’avenir pour les marchés financiers. Voici quelques éléments de réflexion pour les années à venir :

  • Le ralentissement de la croissance mondiale, conjugué à la divergence des politiques monétaires, mettra à l’épreuve la résilience des marchés financiers. Les marchés d’actions oscilleront probablement entre des phases d’espoir et de désespoir, tirés principalement par des multiples de valorisation, tandis que les bénéfices seront révisés à la baisse jusqu’à ce qu’ils ne le soient plus. Les marchés obligataires seront confrontés à la remontée des taux d’intérêt, notamment aux États-Unis, où la Fed devrait relever son taux directeur en 2023. Les marchés des devises refléteront les divergences de croissance et de politique monétaire entre les régions, avec un dollar américain qui devrait s’apprécier par rapport aux autres monnaies. Les marchés des matières premières baisseront, après avoir atteint des niveaux élevés en 2022, en raison de la demande soutenue, de l’offre limitée et des perturbations liées à la pandémie.
  • La technologie et la digitalisation seront des facteurs clés de transformation des marchés financiers, qui offriront des opportunités mais aussi des défis pour les acteurs du secteur. La technologie permettra de créer des marchés financiers plus efficaces, plus transparents et plus sûrs, grâce à l’innovation, à l’automatisation, à la dématérialisation et à la sécurisation des transactions. La digitalisation permettra de rendre les services financiers plus accessibles, plus diversifiés et plus personnalisés, grâce à l’utilisation des données, des réseaux, des plateformes et des applications. Les fintech, la finance décentralisée, l’intelligence artificielle, le big data, le cloud computing sont quelques exemples de l’impact de la technologie et de la digitalisation sur les marchés financiers. Toutefois, ces tendances présenteront également des risques et des limites, comme le risque cybernétique, le risque de fragmentation, le risque de désintermédiation, le risque de discrimination ou le risque d’exclusion.
  • La durabilité sera un enjeu majeur pour les marchés financiers, qui devront intégrer les dimensions environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) dans leurs activités. Les marchés financiers joueront un rôle essentiel dans la transition vers une économie bas carbone, en finançant les projets verts, en favorisant les pratiques responsables et en mesurant l’impact climatique. Les marchés financiers devront également tenir compte des attentes sociales des parties prenantes, en matière de diversité, d’inclusion, de protection des données, de respect des droits humains, etc. Les marchés financiers devront enfin renforcer leur gouvernance, en matière de transparence, de conformité, de lutte contre la corruption, etc. Les critères ESG seront de plus en plus pris en compte par les investisseurs, qui chercheront à aligner leurs portefeuilles avec leurs valeurs et à générer un rendement financier et extra-financier.

En conclusion, les marchés financiers sont des lieux complexes, dynamiques et stratégiques, qui ont une influence majeure sur l’économie et la société. Ils offrent des opportunités de financement, de placement et de gestion des risques, mais ils présentent également des défis, des risques et des responsabilités. Les investisseurs qui souhaitent investir sur les marchés financiers doivent se former, s’informer, se diversifier et se protéger, tout en tenant compte des tendances actuelles et des perspectives d’avenir.

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