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Stratégies d’investissement en bourse

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Stratégies d’investissement en bourse

Investir en bourse, c’est placer son argent sur des actifs financiers, comme des actions, des obligations, des devises, des matières premières, etc. Mais il n’existe pas une seule façon d’investir en bourse. Il existe en effet de nombreuses approches d’investissement, qui se distinguent par leurs objectifs, leurs méthodes, leurs risques et leurs rendements. Dans cette première partie, nous allons vous présenter les principales approches d’investissement, en les classant selon trois critères : le degré d’implication de l’investisseur, l’horizon temporel de l’investissement et le type d’analyse utilisé.

Investissement actif vs. passif

L’investissement actif consiste à sélectionner soi-même les actifs à acheter ou à vendre, en fonction de ses propres critères et de sa propre stratégie. L’investisseur actif cherche à battre le marché, c’est-à-dire à réaliser une performance supérieure à celle d’un indice de référence, comme le CAC 40 ou le MSCI World. Pour cela, il doit effectuer des recherches, des analyses, des arbitrages et des ajustements fréquents de son portefeuille. L’investissement actif demande donc du temps, des connaissances et des compétences, mais il peut aussi offrir des rendements plus élevés.

L’investissement passif, au contraire, consiste à répliquer le marché, c’est-à-dire à suivre la performance d’un indice de référence, sans chercher à le battre. L’investisseur passif se contente de diversifier son portefeuille en achetant des actifs qui représentent le marché dans son ensemble, ou une partie du marché, comme un secteur, une zone géographique, une thématique, etc. Pour cela, il peut utiliser des produits financiers comme les ETF (Exchange Traded Funds), qui sont des fonds indiciels cotés en bourse et qui répliquent la performance d’un indice. L’investissement passif demande moins de temps, de connaissances et de compétences, mais il offre aussi des rendements plus faibles.

Investissement à long terme vs. trading à court terme

L’investissement à long terme consiste à acheter des actifs financiers en vue de les conserver pendant plusieurs années, voire plusieurs décennies. L’investisseur à long terme cherche à profiter de la croissance des entreprises, de l’appréciation des marchés et des dividendes versés par les sociétés. Il n’est pas affecté par les fluctuations à court terme du marché, qu’il considère comme des opportunités d’achat ou de renforcement de ses positions. L’investissement à long terme demande de la patience, de la discipline et de la confiance, mais il peut aussi offrir des rendements très attractifs, grâce à l’effet boule de neige des intérêts composés.

Le trading à court terme, au contraire, consiste à acheter et à vendre des actifs financiers en vue de réaliser des profits rapides, en quelques minutes, quelques heures, quelques jours ou quelques semaines. Le trader à court terme cherche à profiter des mouvements de prix, de la volatilité et des tendances du marché. Il est très attentif aux signaux techniques, aux actualités et aux indicateurs économiques, qui peuvent influencer les cours. Le trading à court terme demande de la réactivité, de la rigueur et de la maîtrise de ses émotions, mais il peut aussi offrir des rendements importants, à condition de bien gérer le risque.

Analyse fondamentale contre analyse technique

L’analyse fondamentale consiste à évaluer la valeur intrinsèque d’un actif financier, en se basant sur ses caractéristiques propres, comme ses résultats financiers, sa situation concurrentielle, sa stratégie, sa gouvernance, etc. L’analyste fondamental cherche à identifier les actifs sous-évalués ou surévalués par le marché, en comparant leur valeur intrinsèque à leur prix. Il utilise des méthodes comme l’analyse financière, l’analyse sectorielle, l’analyse des ratios, etc. L’analyse fondamentale demande de la rigueur, de la curiosité et de la perspicacité, mais elle peut aussi offrir des rendements supérieurs, en anticipant les corrections ou les hausses du marché.

L’analyse technique, au contraire, consiste à prévoir l’évolution du prix d’un actif financier, en se basant sur son historique, ses tendances, ses figures, ses indicateurs, etc. L’analyste technique cherche à identifier les opportunités d’achat ou de vente, en suivant les signaux du marché. Il utilise des méthodes comme l’analyse graphique, l’analyse des chandeliers, l’analyse des indicateurs, etc. L’analyse technique demande de la méthode, de la logique et de la réactivité, mais elle peut aussi offrir des rendements réguliers, en exploitant les mouvements de prix.

Les bases d’une bonne stratégie d’investissement

Avant de se lancer dans l’investissement en bourse, il est important de définir les bases d’une bonne stratégie d’investissement. Celle-ci doit être adaptée à ses objectifs financiers, à son profil de risque et à son horizon de placement. Elle doit aussi tenir compte des principes de la diversification, qui permettent de réduire le risque et d’optimiser le rendement d’un portefeuille.

Déterminer ses objectifs financiers

Les objectifs financiers sont les buts que l’on se fixe en matière d’argent. Ils peuvent être de nature différente, comme épargner pour la retraite, financer les études de ses enfants, acheter une maison, partir en voyage, etc. Ils doivent être clairs, réalistes, mesurables et datés. Par exemple, un objectif financier peut être d’épargner 100 000 euros en 10 ans pour acheter un appartement.

Les objectifs financiers sont essentiels pour orienter sa stratégie d’investissement. En effet, ils permettent de déterminer le montant à investir, le rendement attendu, le niveau de risque acceptable et la durée de placement. Par exemple, si l’on souhaite épargner pour la retraite, on aura tendance à investir sur le long terme, avec un rendement moyen et un risque modéré. Si l’on souhaite financer un projet à court terme, on privilégiera des placements plus liquides, avec un rendement faible et un risque faible.

Comprendre son profil de risque

Le profil de risque est la capacité et la volonté d’un investisseur à prendre des risques financiers. Il dépend de plusieurs facteurs, comme son âge, sa situation personnelle, son patrimoine, son revenu, ses connaissances financières, ses émotions, etc. Le profil de risque se mesure généralement sur une échelle allant de prudent à dynamique, en passant par équilibré.

Le profil de risque est important pour choisir les actifs financiers qui correspondent à ses besoins et à ses attentes. En effet, il existe une relation entre le risque et le rendement d’un investissement : plus le risque est élevé, plus le rendement potentiel est élevé, mais plus la probabilité de perte est élevée aussi. Ainsi, un investisseur prudent privilégiera des placements sûrs, comme les obligations ou les fonds monétaires, qui offrent un rendement faible mais stable. Un investisseur dynamique optera pour des placements plus risqués, comme les actions ou les produits dérivés, qui offrent un rendement élevé mais variable.

Diversification : la clé d’un portefeuille équilibré

La diversification est une technique qui consiste à répartir ses investissements sur plusieurs actifs financiers, de manière à réduire le risque global du portefeuille. En effet, en diversifiant, on diminue l’impact négatif d’un actif qui perd de la valeur, car il est compensé par d’autres actifs qui gagnent de la valeur. La diversification permet aussi de profiter de différentes opportunités de marché, en s’exposant à différents facteurs de croissance.

La diversification peut se faire selon plusieurs critères, comme le type d’actif (actions, obligations, matières premières, etc.), le secteur d’activité (industrie, services, technologie, etc.), la zone géographique (Europe, Amérique, Asie, etc.), la taille de l’entreprise (petite, moyenne, grande), la stratégie d’investissement (valeur, croissance, dividende, etc.), etc. L’idée est de combiner des actifs qui ont une faible corrélation entre eux, c’est-à-dire qui évoluent de manière différente ou inverse selon les situations de marché.

Stratégies axées sur la valeur et la croissance

Une autre façon de classer les stratégies d’investissement en bourse est de les distinguer selon qu’elles sont axées sur la valeur ou sur la croissance. Ces deux approches sont basées sur l’analyse fondamentale, mais elles ont des objectifs et des critères différents pour sélectionner les actifs financiers.

Investir dans les valeurs sous-évaluées

Investir dans les valeurs sous-évaluées, ou value investing, consiste à rechercher des actions dont le prix est inférieur à leur valeur intrinsèque, c’est-à-dire à la valeur réelle de l’entreprise. L’idée est de profiter de l’écart entre le prix et la valeur, en espérant que le marché finira par corriger cette anomalie et que le prix se rapprochera de la valeur. Les investisseurs dans les valeurs sous-évaluées utilisent des ratios financiers, comme le price-to-book (P/B), le price-to-earnings (P/E) ou le dividend yield, pour mesurer le degré de sous-évaluation d’une action. Plus ces ratios sont faibles, plus l’action est considérée comme sous-évaluée.

Les avantages de cette stratégie sont qu’elle permet de limiter le risque de perte en capital, en achetant des actions à un prix décoté, et qu’elle offre un potentiel de rendement élevé, en bénéficiant de la hausse du prix. Les inconvénients sont qu’elle nécessite une bonne connaissance des entreprises et de leurs secteurs d’activité, qu’elle demande de la patience et de la discipline, et qu’elle expose à des erreurs d’évaluation ou à des changements de tendance du marché. Cette stratégie est notamment suivie par des investisseurs célèbres, comme Warren Buffett, Benjamin Graham ou Peter Lynch.

Rechercher les entreprises à forte croissance

Rechercher les entreprises à forte croissance, ou growth investing, consiste à investir dans des actions dont les revenus, les bénéfices ou le cash-flow sont en forte augmentation, et qui ont des perspectives de croissance supérieures à la moyenne du marché. L’idée est de profiter de la dynamique de ces entreprises, qui sont souvent innovantes, leaders ou disruptives dans leur domaine. Les investisseurs dans les entreprises à forte croissance utilisent des indicateurs de performance, comme le taux de croissance annuel composé (CAGR), le retour sur investissement (ROI) ou le retour sur fonds propres (ROE), pour mesurer le potentiel de croissance d’une action. Plus ces indicateurs sont élevés, plus l’action est considérée comme attractive.

Les avantages de cette stratégie sont qu’elle permet de profiter de la hausse du prix des actions, qui reflète la croissance des entreprises, et qu’elle offre un potentiel de rendement important, en misant sur des opportunités de marché. Les inconvénients sont qu’elle implique un risque de surévaluation des actions, qui peuvent être chères par rapport à leur valeur, et qu’elle expose à des fluctuations de prix importantes, liées à la volatilité du marché. Cette stratégie est notamment suivie par des investisseurs renommés, comme Philip Fisher, Thomas Rowe Price ou Jim Cramer.

Le Value Investing : la stratégie de Warren Buffett

Le Value Investing, ou investissement dans la valeur, est une stratégie d’investissement qui consiste à acheter des actions sous-évaluées, c’est-à-dire dont le prix est inférieur à leur valeur intrinsèque. Cette stratégie a été popularisée par Warren Buffett, l’un des investisseurs les plus riches et les plus respectés au monde. Buffett a appris les principes du Value Investing auprès de son mentor, Benjamin Graham, considéré comme le père de cette approche. Dans cette section, nous allons voir quels sont les principes du Value Investing et comment identifier les actions sous-évaluées.

Les principes du Value Investing

Le Value Investing repose sur quelques principes fondamentaux, qui sont les suivants :

  • Considérer l’achat d’une action comme l’achat d’une partie d’une entreprise, et non comme un simple titre financier. Cela implique de s’intéresser à la qualité de l’entreprise, à sa rentabilité, à sa solidité financière, à sa capacité d’innovation, à sa culture, à sa gouvernance, etc.
  • Rechercher des entreprises qui ont un avantage concurrentiel durable, c’est-à-dire qui disposent d’un élément distinctif qui leur permet de se différencier de leurs concurrents et de maintenir leur rentabilité sur le long terme. Cet élément peut être une marque forte, une fidélité des clients, un coût de production faible, un pouvoir de négociation élevé, un réseau de distribution efficace, etc.
  • Acheter des actions avec une marge de sécurité, c’est-à-dire avec un écart important entre le prix et la valeur intrinsèque. Cela permet de limiter le risque de perte en cas d’erreur d’évaluation ou de baisse du marché, et d’augmenter le potentiel de gain en cas de hausse du marché.
  • Être patient et discipliné, et ne pas se laisser influencer par les émotions ou les tendances du marché. Le Value Investing nécessite de garder ses actions sur le long terme, en attendant que le marché reconnaisse leur valeur, et de ne vendre que si les fondamentaux de l’entreprise se détériorent ou si le prix dépasse largement la valeur intrinsèque.

Comment identifier les actions sous-évaluées?

Identifier les actions sous-évaluées n’est pas une tâche facile, car il n’existe pas de méthode universelle pour calculer la valeur intrinsèque d’une entreprise. Chaque investisseur peut avoir sa propre façon d’évaluer une entreprise, en fonction de ses critères, de ses hypothèses et de ses préférences. Cependant, il existe quelques outils et indicateurs qui peuvent aider à trouver des actions sous-évaluées, comme :

  • L’analyse financière, qui consiste à étudier les états financiers de l’entreprise, comme le bilan, le compte de résultat et le tableau des flux de trésorerie, pour évaluer sa performance, sa rentabilité, sa solvabilité, sa liquidité, etc.
  • Les ratios financiers, qui sont des indicateurs chiffrés qui permettent de comparer les entreprises entre elles ou par rapport à leur secteur d’activité. Il existe de nombreux ratios financiers, mais les plus utilisés par les investisseurs dans la valeur sont le ratio cours/bénéfice (P/E), le ratio cours/valeur comptable (P/B), le ratio cours/flux de trésorerie (P/CF) et le rendement du dividende (dividend yield). Plus ces ratios sont faibles, plus l’action est considérée comme sous-évaluée.
  • Les modèles d’évaluation, qui sont des méthodes mathématiques qui permettent d’estimer la valeur intrinsèque d’une entreprise, en actualisant ses flux de trésorerie futurs. Il existe plusieurs modèles d’évaluation, mais les plus utilisés par les investisseurs dans la valeur sont le modèle de Gordon-Shapiro, le modèle des dividendes actualisés (DDM) et le modèle d’évaluation par les flux de trésorerie disponibles (DCF).

Ces outils et indicateurs ne sont pas suffisants pour identifier les actions sous-évaluées, car ils ne tiennent pas compte de tous les aspects qualitatifs d’une entreprise, comme sa stratégie, sa vision, sa culture, son avantage concurrentiel, etc. Il faut donc les compléter par une analyse approfondie de l’entreprise, de son secteur d’activité, de son environnement économique, politique et social, de ses opportunités et de ses menaces. Il faut aussi être capable de se projeter dans l’avenir et d’anticiper les évolutions possibles du marché et de la concurrence.

Stratégies basées sur les dividendes

Une autre catégorie de stratégies d’investissement en bourse est celle qui se concentre sur les dividendes, ces sommes versées régulièrement par les entreprises à leurs actionnaires en fonction du bénéfice réalisé. Tout en représentant un revenu complémentaire pour les investisseurs, les dividendes entraînent aussi des considérations sur les frais et impôts liés à l’investissement en bourse. Les investisseurs peuvent également bénéficier de l’appréciation du cours de l’action. Dans cette section, nous explorerons les avantages des actions à dividendes élevés et examinerons comment comprendre la politique de distribution des bénéfices de l’entreprise, en tenant compte des implications fiscales et des frais associés.

L’attrait des actions à dividendes élevés

Les actions à dividendes élevés sont des actions qui offrent un rendement du dividende supérieur à la moyenne du marché. Le rendement du dividende se calcule en divisant le montant du dividende par le prix de l’action. Par exemple, si une action vaut 100 euros et qu’elle verse un dividende de 5 euros, son rendement du dividende est de 5%. Plus le rendement du dividende est élevé, plus l’action est attractive pour les investisseurs à la recherche d’un revenu régulier.

Les avantages des actions à dividendes élevés sont les suivants :

  • Elles permettent de percevoir un revenu stable et prévisible, qui peut être réinvesti ou utilisé pour financer d’autres projets.
  • Elles témoignent de la solidité financière de l’entreprise, qui est capable de générer des bénéfices suffisants pour rémunérer ses actionnaires.
  • Elles offrent une protection contre les fluctuations du marché, car les dividendes amortissent les baisses de cours et renforcent les hausses de cours.
  • Elles bénéficient d’un régime fiscal avantageux, car les dividendes sont soumis à un prélèvement forfaitaire unique de 30%, qui comprend l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux.

Comprendre la politique de distribution des bénéfices de l’entreprise

La politique de distribution des bénéfices de l’entreprise est l’ensemble des règles qui déterminent la part des bénéfices qui est distribuée aux actionnaires sous forme de dividendes, et la part qui est conservée par l’entreprise pour financer sa croissance ou ses investissements. La politique de distribution des bénéfices dépend de plusieurs facteurs, comme la situation financière de l’entreprise, ses besoins en fonds propres, ses perspectives de rentabilité, ses opportunités de marché, etc.

Comprendre la politique de distribution des bénéfices de l’entreprise est important pour les investisseurs, car elle donne des indications sur la stratégie, la performance et la valeur de l’entreprise. En effet, la politique de distribution des bénéfices peut avoir des effets positifs ou négatifs sur le cours de l’action, selon la réaction du marché. Par exemple :

  • Une augmentation du dividende peut être interprétée comme un signe de confiance de la part de l’entreprise, qui anticipe une croissance de ses bénéfices, et donc entraîner une hausse du cours de l’action.
  • Une diminution du dividende peut être perçue comme un signe de faiblesse de la part de l’entreprise, qui rencontre des difficultés financières, et donc provoquer une baisse du cours de l’action.
  • Une distribution exceptionnelle du dividende peut être vue comme un signe de générosité de la part de l’entreprise, qui partage ses bénéfices extraordinaires avec ses actionnaires, et donc stimuler le cours de l’action.
  • Une absence de distribution du dividende peut être appréciée comme un signe de prudence de la part de l’entreprise, qui préfère réinvestir ses bénéfices dans des projets rentables, et donc soutenir le cours de l’action.

Les indicateurs techniques favoris des traders

Les indicateurs techniques sont des outils d’analyse qui permettent aux traders de décrypter les mouvements des prix, de détecter les tendances, de mesurer la volatilité, de repérer les zones de support et de résistance, et de définir des points d’entrée et de sortie sur le marché. Il existe une multitude d’indicateurs techniques, mais certains sont plus populaires que d’autres, car ils sont faciles à utiliser, fiables et polyvalents. Dans cette section, nous allons vous présenter trois des indicateurs techniques favoris des traders : les moyennes mobiles (MA), le MACD (Moving Average Convergence Divergence) et le RSI (Relative Strength Index).

MA (Moving Averages) : Les moyennes mobiles

Les moyennes mobiles (MA) sont des indicateurs qui lissent les fluctuations des prix en calculant la moyenne des cours sur une période donnée. Elles permettent de visualiser la direction et la force d’une tendance, et de filtrer le bruit du marché. Il existe différents types de moyennes mobiles, selon le mode de calcul et le poids attribué aux données. Les plus courantes sont la moyenne mobile simple (SMA), qui fait la moyenne arithmétique des cours, la moyenne mobile exponentielle (EMA), qui donne plus de poids aux cours récents, et la moyenne mobile pondérée (WMA), qui attribue un coefficient multiplicateur à chaque période.

Les moyennes mobiles peuvent être utilisées de plusieurs façons, comme :

  • Identifier la tendance : une moyenne mobile ascendante indique une tendance haussière, une moyenne mobile descendante indique une tendance baissière.
  • Tracer des supports et des résistances : une moyenne mobile peut faire office de support en cas de baisse des prix, ou de résistance en cas de hausse des prix.
  • Détecter des signaux d’achat ou de vente : un croisement entre deux moyennes mobiles de périodes différentes peut indiquer un changement de tendance. On parle de signal d’achat lorsque la moyenne mobile courte croise à la hausse la moyenne mobile longue, et de signal de vente lorsque la moyenne mobile courte croise à la baisse la moyenne mobile longue.

MACD (Moving Average Convergence Divergence)

Le MACD (Moving Average Convergence Divergence) est un indicateur qui mesure la convergence et la divergence de deux moyennes mobiles exponentielles (EMAs) du prix. Le MACD se compose de deux lignes : la ligne MACD, qui est la différence entre une EMA de 12 périodes et une EMA de 26 périodes, et la ligne de signal, qui est une EMA de 9 périodes de la ligne MACD. Le MACD est souvent représenté avec un histogramme, qui est la différence entre la ligne MACD et la ligne de signal.

Le MACD peut être utilisé de plusieurs façons, comme :

  • Identifier la tendance : le MACD a une valeur positive lorsque l’EMA de 12 périodes est au-dessus de l’EMA de 26 périodes, et une valeur négative dans le cas contraire. La distance entre le MACD et la ligne zéro indique la force de la tendance.
  • Détecter des signaux d’achat ou de vente : un croisement entre la ligne MACD et la ligne de signal peut indiquer un changement de momentum. On parle de signal d’achat lorsque la ligne MACD croise à la hausse la ligne de signal, et de signal de vente lorsque la ligne MACD croise à la baisse la ligne de signal.
  • Relever des divergences : une divergence se produit lorsque le prix et le MACD évoluent dans des directions opposées. Une divergence haussière indique une possible inversion de la tendance baissière, et une divergence baissière indique une possible inversion de la tendance haussière.

RSI (Relative Strength Index)

Le RSI (Relative Strength Index) est un indicateur qui analyse la vitesse et la variation des mouvements de prix. La valeur du RSI varie de 0 à 100. Son but est de suivre les changements de momentum et de repérer les situations de surachat ou de survente. Lorsque le RSI d’un actif est au-dessus de 70, il est considéré comme suracheté ; il est considéré comme survendu lorsqu’il est en dessous de 30.

Le RSI peut être utilisé de plusieurs façons, comme :

  • Identifier les zones de surachat ou de survente : le RSI permet de détecter les situations où le prix est trop élevé ou trop bas par rapport à sa valeur réelle. Ces situations peuvent annoncer un retournement de tendance ou une correction du prix.
  • Détecter des signaux d’achat ou de vente : le RSI peut générer des signaux lorsque le prix sort des zones de surachat ou de survente. On parle de signal d’achat lorsque le RSI passe en dessous de 30 et remonte au-dessus, et de signal de vente lorsque le RSI passe au-dessus de 70 et redescend en dessous.
  • Relever des divergences : une divergence se produit lorsque le prix et le RSI évoluent dans des directions opposées. Une divergence haussière indique une possible inversion de la tendance baissière, et une divergence baissière indique une possible inversion de la tendance haussière.

La gestion passive et l’utilisation des ETF

La gestion passive est une stratégie d’investissement qui consiste à répliquer la performance d’un indice de référence, sans chercher à le battre. L’objectif est de profiter de la croissance du marché sur le long terme, en minimisant les coûts et les risques liés à la sélection des titres. L’un des principaux outils de la gestion passive est l’ETF, ou fonds négocié en bourse. Dans cette section, nous allons voir comment fonctionnent les ETF et quels sont leurs avantages par rapport à d’autres produits financiers.

Comprendre le fonctionnement des ETF

Un ETF est un fonds d’investissement qui regroupe un ensemble de titres financiers, comme des actions, des obligations, des devises, des matières premières, etc. L’ETF suit la performance d’un indice, comme le CAC 40, le S&P 500, le Nasdaq 100, etc. L’ETF est coté en bourse, ce qui signifie qu’il peut être acheté ou vendu à tout moment pendant les heures de marché, comme une action ordinaire. L’ETF a un prix qui varie en fonction de l’offre et de la demande, mais qui reflète généralement la valeur des actifs qu’il détient.

Les ETF sont gérés de manière passive, c’est-à-dire qu’ils ne cherchent pas à surperformer l’indice qu’ils répliquent, mais à le suivre le plus fidèlement possible. Pour cela, ils utilisent différentes méthodes, comme la réplication physique, qui consiste à détenir tous les titres de l’indice dans les mêmes proportions, ou la réplication synthétique, qui consiste à recourir à des instruments dérivés, comme des swaps, pour reproduire la performance de l’indice sans détenir les titres.

L’avantage des frais réduits et de la diversification instantanée

Les ETF présentent plusieurs avantages par rapport à d’autres produits financiers, comme les fonds communs de placement ou les actions individuelles. Le premier avantage est le faible coût des ETF, qui se traduit par des frais de gestion réduits, des commissions de courtage moindres et une fiscalité avantageuse. En effet, les ETF ont des frais de gestion qui varient généralement entre 0,1 % et 0,5 % par an, contre 1 % à 2 % pour les fonds communs de placement. Les commissions de courtage sont également plus faibles, car les ETF sont négociés comme des actions, et non comme des parts de fonds. Enfin, la fiscalité des ETF est plus favorable, car ils sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30 %, qui comprend l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux, alors que les fonds communs de placement sont soumis à l’impôt sur le revenu selon le barème progressif.

Le deuxième avantage est la diversification instantanée, qui permet de réduire le risque et d’optimiser le rendement du portefeuille. En effet, les ETF offrent un accès à une large gamme d’actifs, de secteurs, de zones géographiques, de stratégies, etc. Ils permettent ainsi de se positionner sur des marchés qui seraient difficiles ou coûteux à atteindre avec des produits financiers traditionnels. Par exemple, un ETF peut permettre d’investir dans des actions de pays émergents, dans des obligations d’entreprises, dans des matières premières, dans des crypto-monnaies, etc. En diversifiant son portefeuille, l’investisseur peut réduire l’impact négatif d’un actif qui perd de la valeur, car il est compensé par d’autres actifs qui gagnent de la valeur.

Stratégies de timing : entrer et sortir du marché

Le timing est l’art de choisir le meilleur moment pour acheter ou vendre un actif financier, en fonction de l’évolution des prix, des tendances et des opportunités du marché. Le timing est une stratégie qui vise à optimiser le rendement et à minimiser le risque d’un investissement, en exploitant les fluctuations du marché à court terme. Dans cette section, nous allons voir comment identifier les signaux d’achat et de vente, et comment prendre en compte la psychologie des marchés financiers.

Identifier les signaux d’achat et de vente

Les signaux d’achat et de vente sont des indications qui suggèrent qu’un actif financier est sur le point de changer de direction, et qu’il est donc intéressant de l’acheter ou de le vendre. Ces signaux peuvent être de nature différente, comme des indicateurs techniques, des événements fondamentaux, des analyses graphiques, etc. Il existe de nombreux signaux d’achat et de vente, mais certains sont plus populaires que d’autres, car ils sont faciles à utiliser, fiables et polyvalents. Voici quelques exemples de signaux d’achat et de vente :

  • Les croisements de moyennes mobiles : les moyennes mobiles sont des indicateurs qui lissent les fluctuations des prix en calculant la moyenne des cours sur une période donnée. Un croisement entre deux moyennes mobiles de périodes différentes peut indiquer un changement de tendance. On parle de signal d’achat lorsque la moyenne mobile courte croise à la hausse la moyenne mobile longue, et de signal de vente lorsque la moyenne mobile courte croise à la baisse la moyenne mobile longue.
  • Le MACD : le MACD (Moving Average Convergence Divergence) est un indicateur qui mesure la convergence et la divergence de deux moyennes mobiles exponentielles du prix. Le MACD se compose de deux lignes : la ligne MACD, qui est la différence entre une moyenne mobile exponentielle de 12 périodes et une moyenne mobile exponentielle de 26 périodes, et la ligne de signal, qui est une moyenne mobile exponentielle de 9 périodes de la ligne MACD. Un croisement entre la ligne MACD et la ligne de signal peut indiquer un changement de momentum. On parle de signal d’achat lorsque la ligne MACD croise à la hausse la ligne de signal, et de signal de vente lorsque la ligne MACD croise à la baisse la ligne de signal.
  • Le RSI : le RSI (Relative Strength Index) est un indicateur qui analyse la vitesse et la variation des mouvements de prix. La valeur du RSI varie de 0 à 100. Son but est de suivre les changements de momentum et de repérer les situations de surachat ou de survente. Lorsque le RSI d’un actif est au-dessus de 70, il est considéré comme suracheté ; il est considéré comme survendu lorsqu’il est en dessous de 30. Le RSI peut générer des signaux lorsque le prix sort des zones de surachat ou de survente. On parle de signal d’achat lorsque le RSI passe en dessous de 30 et remonte au-dessus, et de signal de vente lorsque le RSI passe au-dessus de 70 et redescend en dessous.

La psychologie des marchés financiers

La psychologie des marchés financiers est la discipline qui étudie les comportements humains en lien avec l’argent. Plus concrètement, elle analyse l’interaction entre la nature humaine et les marchés financiers. La psychologie des marchés financiers est importante pour le timing, car elle permet de comprendre les facteurs émotionnels, cognitifs et sociaux qui influencent les décisions des investisseurs, et qui peuvent créer des anomalies ou des inefficiences sur le marché. Voici quelques exemples de phénomènes psychologiques qui affectent les marchés financiers :

  • L’aversion à la perte : l’aversion à la perte est la tendance à préférer éviter une perte plutôt que de réaliser un gain de même valeur. L’aversion à la perte peut conduire les investisseurs à conserver trop longtemps des positions perdantes, en espérant qu’elles se retournent, ou à vendre trop vite des positions gagnantes, par peur de les perdre.
  • L’excès de confiance : l’excès de confiance est la tendance à surestimer ses capacités, ses connaissances ou ses informations. L’excès de confiance peut conduire les investisseurs à prendre des risques excessifs, à négliger les signaux contraires, ou à attribuer leurs succès à leur habileté et leurs échecs à la malchance.
  • L’effet de mode : l’effet de mode est la tendance à suivre le comportement de la majorité, sans remettre en question sa rationalité. L’effet de mode peut conduire les investisseurs à acheter ou à vendre un actif simplement parce que les autres le font, sans se baser sur des critères objectifs. Cela peut créer des bulles spéculatives ou des krachs boursiers.

Les stratégies basées sur les événements

Les stratégies basées sur les événements sont des approches d’investissement qui visent à exploiter les opportunités créées par divers événements influençant les entreprises ou les marchés financiers. Ces événements peuvent inclure des annonces d’entreprise, des opérations sur titre, des changements de réglementation, ou des crises économiques. L’objectif est de profiter des variations de prix, de la volatilité ou des inefficiences du marché générées par ces événements, tout en gardant à l’esprit les risques et avantages de la bourse. Dans cette section, nous examinerons comment investir autour des annonces d’entreprise et des opérations sur titre, en évaluant soigneusement les risques et les avantages potentiels de ces stratégies.

Investir autour des annonces d’entreprise (résultats, dividendes)

Les annonces d’entreprise sont des informations communiquées par les entreprises cotées en bourse à leurs actionnaires et au public, concernant leur situation financière, leur stratégie, leur gouvernance, etc. Les annonces d’entreprise les plus courantes sont les résultats trimestriels ou annuels, les dividendes, les fusions et acquisitions, les augmentations de capital, les changements de direction, etc. Ces annonces peuvent avoir un impact significatif sur le cours de l’action, en fonction de leur contenu, de leur conformité aux attentes du marché, et de leur effet de surprise.

Investir autour des annonces d’entreprise peut être une stratégie rentable, à condition de bien anticiper la réaction du marché et de gérer le risque. Il existe plusieurs façons d’investir autour des annonces d’entreprise, comme :

  • Se positionner avant l’annonce, en se basant sur des analyses fondamentales, techniques ou comportementales, pour prévoir la direction et l’ampleur du mouvement de prix. Cette méthode implique une prise de risque élevée, car l’annonce peut être différente des prévisions et entraîner une forte variation du cours dans le sens opposé.
  • Se positionner après l’annonce, en profitant du momentum, c’est-à-dire de la tendance qui se crée suite à l’annonce. Cette méthode permet de réduire le risque, car l’annonce est déjà connue et intégrée dans le prix, mais elle peut aussi limiter le potentiel de gain, car le prix peut déjà avoir beaucoup évolué.
  • Utiliser des produits dérivés, comme les options ou les warrants, pour se couvrir contre le risque de baisse ou pour spéculer sur la hausse du prix. Ces produits permettent de bénéficier d’un effet de levier, c’est-à-dire de multiplier les gains ou les pertes par rapport à un investissement direct dans l’action, mais ils sont aussi plus complexes et plus risqués.

Opérations sur titre : fusions, scissions et acquisitions

Les opérations sur titre (OST) sont des événements qui affectent la vie d’un titre financier, comme une action ou une obligation, et qui peuvent avoir un impact financier sur l’actionnaire ou le titulaire du titre. Il existe différents types d’OST, comme le paiement de dividendes, l’augmentation de capital, l’exercice de bons de souscription, etc. Parmi les OST les plus importantes, on trouve les fusions, les scissions et les acquisitions, qui sont des opérations qui modifient la structure du capital ou le périmètre d’activité d’une entreprise.

Les fusions, les scissions et les acquisitions sont des opérations qui visent à créer de la valeur pour les actionnaires, en renforçant la compétitivité, la rentabilité ou la croissance de l’entreprise. Elles peuvent aussi être motivées par des raisons stratégiques, fiscales ou réglementaires. Ces opérations peuvent avoir des conséquences importantes sur le cours de l’action, en fonction de leur nature, de leur modalité et de leur effet sur la valeur de l’entreprise.

Investir autour des opérations sur titre peut être une stratégie intéressante, à condition de bien comprendre les enjeux et les risques de ces opérations. Il existe plusieurs façons d’investir autour des opérations sur titre, comme :

  • Participer à l’opération, en apportant ses titres ou en souscrivant à de nouveaux titres, selon les conditions proposées par l’entreprise. Cette méthode permet de bénéficier des avantages de l’opération, comme une prime, un dividende, une plus-value, etc., mais elle implique aussi de modifier son portefeuille et d’accepter les risques liés à l’opération.
  • Se positionner sur le marché, en achetant ou en vendant des titres concernés par l’opération, en fonction de l’anticipation de l’évolution du cours. Cette méthode permet de profiter des opportunités de marché, comme des écarts de prix, des inefficiences ou des anomalies, mais elle nécessite aussi une bonne analyse de l’opération et de ses conséquences.
  • Utiliser des produits dérivés, comme les options ou les warrants, pour se couvrir contre le risque de baisse ou pour spéculer sur la hausse du prix. Ces produits permettent de bénéficier d’un effet de levier, c’est-à-dire de multiplier les gains ou les pertes par rapport à un investissement direct dans l’action, mais ils sont aussi plus complexes et plus risqués.

L’impact de la macroéconomie sur les stratégies d’investissement

La macroéconomie est la branche de l’économie qui étudie le comportement global des agents économiques, comme les ménages, les entreprises, les gouvernements, et les banques centrales. La macroéconomie s’intéresse aux agrégats économiques, comme le produit intérieur brut (PIB), le taux de chômage, le taux d’inflation, le taux de change, la balance commerciale, etc. La macroéconomie a un impact important sur les stratégies d’investissement, car elle influence les conditions de marché, les perspectives de croissance, et les politiques économiques. Dans cette section, nous allons voir comment les cycles économiques et les politiques monétaires et fiscales affectent les choix des investisseurs.

L’influence des cycles économiques

Les cycles économiques sont des fluctuations de l’activité économique entre des périodes d’expansion et de récession. Les cycles économiques sont caractérisés par des phases successives de reprise, de croissance, de surchauffe, et de crise. Les cycles économiques ont une durée variable, selon le type de cycle considéré (Kitchin, Juglar, Kuznets, Kondratiev, etc.). Les cycles économiques influencent les stratégies d’investissement, car ils modifient les opportunités et les risques sur les différents marchés financiers.

En général, les investisseurs adaptent leur allocation d’actifs en fonction du cycle économique, en privilégiant les actifs les plus performants à chaque phase du cycle. Par exemple :

  • Pendant la phase de reprise, les investisseurs peuvent se tourner vers les actions cycliques, c’est-à-dire les actions dont la rentabilité dépend fortement de la conjoncture, comme les secteurs de l’industrie, de la construction, ou de la consommation discrétionnaire. Ils peuvent aussi profiter de la baisse des taux d’intérêt pour investir dans les obligations à long terme.
  • Pendant la phase de croissance, les investisseurs peuvent privilégier les actions de croissance, c’est-à-dire les actions dont la rentabilité provient de l’innovation, de la compétitivité, ou du leadership, comme les secteurs de la technologie, de la santé, ou de l’énergie. Ils peuvent aussi diversifier leur portefeuille avec des actifs alternatifs, comme les matières premières, les devises, ou les fonds spéculatifs.
  • Pendant la phase de surchauffe, les investisseurs peuvent se protéger contre l’inflation et la volatilité en se positionnant sur les actions défensives, c’est-à-dire les actions dont la rentabilité est peu sensible à la conjoncture, comme les secteurs de l’alimentation, des services publics, ou de la santé. Ils peuvent aussi réduire leur exposition aux obligations à long terme, qui sont sensibles à la hausse des taux d’intérêt.
  • Pendant la phase de crise, les investisseurs peuvent se réfugier sur les actifs sûrs, c’est-à-dire les actifs qui conservent leur valeur en période de turbulence, comme l’or, le franc suisse, ou les obligations d’État de pays solvables. Ils peuvent aussi limiter leurs pertes en utilisant des produits dérivés, comme les options ou les warrants, qui leur permettent de se couvrir ou de spéculer sur la baisse des prix.

L’effet des politiques monétaires et fiscales

Les politiques monétaires et fiscales sont des instruments dont disposent les autorités économiques pour réguler l’activité économique, en agissant sur la masse monétaire, les taux d’intérêt, la fiscalité, ou les dépenses publiques. Les politiques monétaires et fiscales ont un effet direct sur les stratégies d’investissement, car elles modifient les conditions de financement, la rentabilité, et la valorisation des actifs financiers.

En général, les investisseurs réagissent aux politiques monétaires et fiscales en fonction de leur impact sur la croissance, l’inflation, et le déficit public. Par exemple :

  • Une politique monétaire expansionniste, qui consiste à augmenter la masse monétaire et à baisser les taux d’intérêt, a pour effet de stimuler la demande, la production, et l’emploi, mais aussi de créer des pressions inflationnistes et de déprécier la monnaie. Cette politique favorise les investissements dans les actions, les obligations à court terme, et les devises étrangères.
  • Une politique monétaire restrictive, qui consiste à réduire la masse monétaire et à augmenter les taux d’intérêt, a pour effet de freiner la demande, la production, et l’emploi, mais aussi de maîtriser l’inflation et d’apprécier la monnaie. Cette politique favorise les investissements dans les obligations à long terme, les matières premières, et la monnaie nationale.
  • Une politique fiscale expansionniste, qui consiste à baisser les impôts et à augmenter les dépenses publiques, a pour effet de stimuler la demande, la production, et l’emploi, mais aussi de creuser le déficit public et la dette publique. Cette politique favorise les investissements dans les actions, les obligations d’État, et les devises étrangères.
  • Une politique fiscale restrictive, qui consiste à augmenter les impôts et à réduire les dépenses publiques, a pour effet de freiner la demande, la production, et l’emploi, mais aussi de réduire le déficit public et la dette publique. Cette politique favorise les investissements dans les obligations privées, les matières premières, et la monnaie nationale.

Le rôle de la psychologie dans la prise de décision d’investissement

La psychologie est la science qui étudie les processus mentaux et les comportements humains. Elle joue un rôle important dans la prise de décision d’investissement, car elle influence la façon dont les investisseurs perçoivent, analysent et réagissent aux informations du marché. La psychologie peut aider les investisseurs à mieux comprendre leurs motivations, leurs émotions, leurs biais et leurs erreurs, et à les corriger pour améliorer leurs performances. Dans cette section, nous allons voir comment le biais émotionnel et la discipline influencent la prise de décision d’investissement.

Comprendre le biais émotionnel

Un biais émotionnel est une distorsion de la connaissance et de la décision en raison de facteurs émotionnels. Il se présente comme une réaction émotionnelle inadaptée à la situation et pouvant perturber la prise de décision. Un biais émotionnel peut venir de l’individu lui-même, ou être un effet de la relation interpersonnelle, ou encore être conditionné par un effet de groupe. Une personne sujette à un tel biais sera généralement encline à :

  • Croire quelque chose qui a un effet émotionnel positif, qui donne un sentiment agréable, même s’il existe des preuves rationnelles contraires.
  • Être réticente à accepter des réalités désagréables et qui donnent une souffrance mentale, ou qui sont une idée dérangeante car liée à une idée de souffrance.
  • Suivre le comportement de la majorité, sans remettre en question sa rationalité.

Les biais émotionnels peuvent avoir des effets négatifs sur la prise de décision d’investissement, car ils peuvent conduire à :

  • Conserver trop longtemps des positions perdantes, en espérant qu’elles se retournent, ou vendre trop vite des positions gagnantes, par peur de les perdre.
  • Prendre des risques excessifs, négliger les signaux contraires, ou attribuer ses succès à son habileté et ses échecs à la malchance.
  • Acheter ou vendre un actif simplement parce que les autres le font, sans se baser sur des critères objectifs. Cela peut créer des bulles spéculatives ou des krachs boursiers.

L’importance de la discipline dans l’investissement

La discipline est la capacité à se conformer à des règles, des principes ou des plans établis. Elle est essentielle pour la prise de décision d’investissement, car elle permet de contrôler ses émotions, de respecter sa stratégie, et de gérer son risque. La discipline peut aider les investisseurs à éviter les biais émotionnels, à être plus rationnels, et à améliorer leurs performances. La discipline implique de :

  • Définir des objectifs financiers clairs, réalistes et mesurables.
  • Élaborer un plan d’investissement cohérent avec son profil, son horizon et son appétit pour le risque.
  • Se renseigner sur les actifs, les marchés, et les événements susceptibles d’influencer ses décisions.
  • Se fixer des limites de perte et de gain, et les respecter.
  • Évaluer régulièrement ses résultats, et ajuster son plan si nécessaire.

La construction et la gestion d’un portefeuille

Un portefeuille est un ensemble de placements financiers, comme des actions, des obligations, des fonds, des devises, etc. La construction et la gestion d’un portefeuille sont des activités qui visent à optimiser le rendement et à maîtriser le risque d’un investissement, en fonction des objectifs, du profil et de l’horizon de l’investisseur. Dans cette section, nous allons voir comment sélectionner les actifs adaptés à votre stratégie, et comment rééquilibrer périodiquement votre portefeuille.

La sélection d’actifs adaptée à votre stratégie

La sélection d’actifs consiste à choisir les actifs qui vont composer votre portefeuille, en tenant compte de leurs caractéristiques, de leurs performances, et de leurs corrélations. La sélection d’actifs doit être adaptée à votre stratégie, c’est-à-dire à votre objectif de rendement, à votre tolérance au risque, et à votre horizon de placement. Il existe plusieurs méthodes pour sélectionner les actifs, comme :

  • L’analyse fondamentale, qui consiste à évaluer la valeur intrinsèque d’un actif, en se basant sur ses données financières, ses perspectives de croissance, son environnement concurrentiel, etc. Cette méthode permet de détecter les actifs sous-évalués ou surévalués par le marché, et de profiter des opportunités de gain à long terme.
  • L’analyse technique, qui consiste à étudier l’évolution des prix d’un actif, en se basant sur des indicateurs graphiques, statistiques, ou mathématiques. Cette méthode permet de détecter les tendances, les supports, les résistances, et les signaux d’achat ou de vente d’un actif, et de profiter des opportunités de gain à court terme.
  • L’analyse quantitative, qui consiste à utiliser des modèles mathématiques, des algorithmes, ou des programmes informatiques pour analyser les données historiques, actuelles, ou prévisionnelles d’un actif. Cette méthode permet de réduire les biais humains, d’optimiser les paramètres de sélection, et de gérer de manière systématique et automatisée un portefeuille.

La sélection d’actifs doit aussi respecter les principes de diversification et d’allocation d’actifs, qui consistent à répartir son portefeuille entre différentes catégories d’actifs, comme les actions, les obligations, les matières premières, etc., en fonction de leur rendement, de leur risque, et de leur corrélation. La diversification et l’allocation d’actifs permettent de réduire le risque global du portefeuille, et d’augmenter le potentiel de rendement.

Le rééquilibrage périodique du portefeuille

Le rééquilibrage du portefeuille consiste à modifier la composition du portefeuille qui s’était écartée de la composition initialement souhaitée. Un rééquilibrage passe par une réallocation d’actifs, c’est-à-dire par une modification de leur pondération respective dans le portefeuille. Le rééquilibrage du portefeuille a pour objectif de maintenir l’allocation cible de l’investisseur au niveau des risques qu’il est prêt à supporter. En vendant ce qui a monté et en achetant ce qui a baissé, le rééquilibrage du portefeuille peut éventuellement permettre d’augmenter le rendement du portefeuille. L’objectif principal du rééquilibrage demeure cependant une réduction du risque.

Le rééquilibrage du portefeuille doit être effectué de manière périodique, selon une fréquence définie à l’avance, par exemple tous les mois, tous les trimestres, ou tous les ans. Le rééquilibrage du portefeuille peut aussi être déclenché par un seuil de tolérance, par exemple lorsque la déviation par rapport à l’allocation cible dépasse un certain pourcentage. Le rééquilibrage du portefeuille doit tenir compte des coûts de transaction et de la fiscalité, qui peuvent réduire le bénéfice de l’opération.

Les erreurs courantes à éviter en bourse

La bourse est un marché financier où s’échangent des titres, comme des actions, des obligations, des fonds, etc. La bourse permet aux investisseurs de diversifier leur patrimoine, de profiter de la croissance des entreprises, et de réaliser des gains potentiels. Toutefois, la bourse comporte aussi des risques, comme la volatilité, la liquidité, ou la perte en capital. Pour réussir en bourse, il faut donc éviter certaines erreurs courantes, qui peuvent compromettre la performance et la sécurité de son portefeuille. Dans cette section, nous allons voir deux de ces erreurs : l’effet de levier et le chasse aux performances.

L’effet de levier et le risque de perte en capital

L’effet de levier est un mécanisme financier qui consiste à utiliser l’endettement pour augmenter la capacité d’investissement et le rendement potentiel d’un portefeuille. L’effet de levier peut être obtenu par différents moyens, comme le crédit, les produits dérivés, ou les warrants. L’effet de levier permet de multiplier les gains, mais aussi les pertes, par rapport à un investissement sans endettement.

L’effet de levier est donc un outil à double tranchant, qui peut être très dangereux si on ne maîtrise pas le risque. En effet, l’effet de levier augmente le risque de perte en capital, c’est-à-dire le risque de perdre tout ou partie de son investissement initial. Ce risque est d’autant plus élevé que le marché est volatile, que le taux d’intérêt est élevé, ou que le niveau de marge est faible. De plus, l’effet de levier implique des coûts de financement, des frais de transaction, et une fiscalité défavorable, qui peuvent réduire le bénéfice de l’opération.

Pour éviter l’erreur de l’effet de levier, il faut donc respecter quelques règles de prudence, comme :

  • Ne pas utiliser l’effet de levier si on n’a pas une bonne connaissance du marché, des produits, et des risques.
  • Ne pas utiliser l’effet de levier si on n’a pas une stratégie claire, un objectif de rendement, et un horizon de placement.
  • Ne pas utiliser l’effet de levier si on n’a pas les moyens de rembourser son emprunt ou de couvrir ses pertes.
  • Ne pas utiliser un effet de levier trop important, qui peut entraîner un appel de marge ou une liquidation forcée de ses positions.
  • Se fixer des limites de perte et de gain, et les respecter.

Chaser les performances: pourquoi c’est une mauvaise idée

Chaser les performances, ou performance chasing, est un comportement qui consiste à acheter ou à vendre des actifs en fonction de leur performance passée, sans tenir compte de leur valeur intrinsèque, de leur potentiel futur, ou de leur adéquation avec son profil. Chaser les performances est souvent motivé par l’effet de mode, l’excès de confiance, ou l’aversion à la perte.

Chaser les performances est une mauvaise idée, car il peut conduire à des erreurs d’investissement, comme :

  • Acheter trop cher des actifs surévalués, qui ont déjà atteint leur plus haut niveau, et qui risquent de se retourner à la baisse.
  • Vendre trop tôt des actifs sous-évalués, qui ont encore du potentiel de hausse, et qui peuvent offrir des opportunités de gain.
  • Ignorer les fondamentaux des actifs, comme leur rentabilité, leur croissance, leur compétitivité, etc., qui sont les véritables déterminants de leur valeur.
  • Négliger la diversification du portefeuille, qui permet de réduire le risque et d’optimiser le rendement, en se concentrant sur quelques actifs ou secteurs.
  • Suivre aveuglément les recommandations des analystes, des médias, ou des gourous, sans faire sa propre analyse ou vérifier ses sources.

Pour éviter l’erreur du chasse aux performances, il faut donc respecter quelques règles de bon sens, comme :

  • Ne pas se laisser influencer par les émotions, les rumeurs, ou les modes, mais se baser sur des critères objectifs et rationnels.
  • Ne pas se focaliser sur la performance passée, mais sur la valeur présente et future des actifs, en tenant compte de leur potentiel de croissance, de leur risque, et de leur corrélation.
  • Ne pas acheter ou vendre un actif sans avoir une bonne raison, un plan, et un objectif, et sans évaluer les coûts et les conséquences de son choix.
  • Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, mais diversifier son portefeuille entre différentes catégories d’actifs, de secteurs, de zones géographiques, etc.
  • Ne pas suivre aveuglément les conseils des autres, mais faire sa propre recherche, comparer les sources, et se forger sa propre opinion.

Se former et rester informé : les clés du succès en bourse

La bourse est un marché complexe, dynamique et incertain, qui requiert des connaissances, des compétences et des aptitudes spécifiques pour y investir efficacement. Se former et rester informé sont donc des clés du succès en bourse, car ils permettent de comprendre le fonctionnement des marchés financiers, d’analyser les opportunités et les risques, de définir sa stratégie et de prendre les bonnes décisions. Dans cette section, nous allons voir l’importance de la formation continue et de l’abonnement à des sources d’information fiables et pertinentes pour réussir en bourse.

L’importance de la formation continue

La formation continue est un processus d’apprentissage qui permet à un individu d’acquérir des savoirs et savoir-faire tout au long de sa vie professionnelle. Elle s’adresse aux personnes qui ont terminé la formation initiale (études) et qui sont entrées dans la vie active. La formation continue peut être qualifiante ou diplômante, et peut être obtenue par différents moyens, comme le crédit, les produits dérivés, les warrants, la validation des acquis de l’expérience (VAE), etc.

La formation continue est importante pour les investisseurs en bourse, car elle leur permet de :

  • Se mettre à jour sur les évolutions économiques, financières, réglementaires, technologiques, etc., qui affectent les marchés et les actifs financiers.
  • Approfondir leurs connaissances théoriques et pratiques sur les concepts, les méthodes, les outils, les produits, les stratégies, etc., liés à la bourse.
  • Développer leurs compétences techniques, analytiques, décisionnelles, comportementales, etc., nécessaires pour investir efficacement et gérer leur portefeuille.
  • Renforcer leur confiance en soi, leur autonomie, leur créativité, leur adaptabilité, etc., face aux situations de marché.

La formation continue peut se faire de différentes manières, selon les besoins, les objectifs, les préférences et les moyens des investisseurs. Il existe de nombreuses sources de formation continue, comme :

  • Les livres, les revues, les articles, les podcasts, les webinaires, etc., qui traitent de sujets relatifs à la bourse.
  • Les cours, les formations, les ateliers, les séminaires, les conférences, etc., dispensés par des organismes, des écoles, des universités, des associations, des experts, etc., spécialisés dans la bourse.
  • Les simulateurs, les jeux, les concours, les challenges, etc., qui permettent de s’entraîner à investir en bourse sans risquer de l’argent réel.
  • Les réseaux, les forums, les groupes, les clubs, les mentors, les coachs, etc., qui permettent d’échanger, de partager, de s’entraider, de se conseiller, etc., avec d’autres investisseurs.

S’abonner à des sources d’information fiables et pertinentes

L’information est une ressource essentielle pour les investisseurs en bourse, car elle leur permet de se tenir au courant des actualités, des tendances, des opportunités, des risques, etc., qui influencent les marchés et les actifs financiers. L’information peut provenir de diverses sources, comme les médias, les sites web, les réseaux sociaux, les newsletters, les rapports, les études, les analyses, etc. Toutefois, toutes les sources d’information ne se valent pas, et il faut être capable de distinguer les sources fiables et pertinentes des sources douteuses et inutiles.

S’abonner à des sources d’information fiables et pertinentes est important pour les investisseurs en bourse, car cela leur permet de :

  • Accéder à des informations de qualité, valides, exactes, actuelles, objectives, etc., qui sont basées sur des faits, des données, des preuves, des sources crédibles, etc.
  • Éviter les informations de mauvaise qualité, erronées, obsolètes, biaisées, etc., qui sont basées sur des opinions, des rumeurs, des spéculations, des sources douteuses, etc.
  • Trouver des informations pertinentes, utiles, intéressantes, etc., qui sont adaptées à leurs besoins, à leurs objectifs, à leur profil, à leur stratégie, etc.
  • Écarter les informations superflues, inutiles, ennuyeuses, etc., qui sont inadaptées à leurs besoins, à leurs objectifs, à leur profil, à leur stratégie, etc.

Pour s’abonner à des sources d’information fiables et pertinentes, il faut donc être capable d’évaluer la qualité et la pertinence des sources, en se posant des questions comme :

  • Qui est l’auteur ou l’éditeur de l’information ? Quelle est sa crédibilité, sa réputation, son expertise, son indépendance, etc. ?
  • Quel est l’objectif ou le but de l’information ? Quelle est sa validité, son exactitude, son actualité, son objectivité, etc. ?
  • Comment l’information est-elle présentée ? Quelle est sa clarté, sa lisibilité, sa cohérence, sa structure, etc. ?
  • Quand l’information a-t-elle été publiée ou mise à jour ? Quelle est sa fraîcheur, sa pertinence, sa fiabilité, etc. ?
  • Où l’information a-t-elle été trouvée ? Quelle est sa source, son origine, sa localisation, sa diffusion, etc. ?

Quelques exemples de sources d’information fiables et pertinentes pour les investisseurs en bourse sont :

  • Les sites web, les revues, les newsletters, etc., de sociétés de gestion, de courtiers, de banques, d’agences de notation, etc., qui fournissent des informations, des analyses, des conseils, etc., sur les marchés et les actifs financiers.
  • Les sites web, les revues, les newsletters, etc., d’organismes, d’institutions, d’associations, etc., qui publient des données, des rapports, des études, des indicateurs, etc., sur l’économie, la finance, la réglementation, etc.
  • Les sites web, les revues, les newsletters, etc., de médias, de journalistes, d’experts, etc., qui proposent des actualités, des tendances, des interviews, des chroniques, etc., sur la bourse, les entreprises, les secteurs, etc.

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